Incident grave à Penly

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Incident grave à Penly

Message  Admin le Ven 6 Avr - 16:44



Un nouvel incident grave vient de toucher l'industrie nucléaire française.
Mobilisons-nous de plus belle !



Bonjour à toutes et tous,

Vous en avez probablement entendu parler, un incident grave s'est produit hier sur le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). Cet incident apporte une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que la sûreté du parc nucléaire français est défaillante, en dépit des affirmations de l'industrie, du gouvernement et des partis dominants.

À quelques semaines des élections présidentielles, ce nouvel incident devrait, en toute logique, mener les candidats partisans du nucléaire à ouvrir enfin les yeux et revoir leur position. Mais nous le savons, cela ne sera pas suffisant et un revirement ne pourra avoir lieu que face à la pression populaire.

Face à ce nouveau scandale qui va nécessairement relancer le thème du nucléaire dans la campagne, nous vous invitons à agir de plus belle pour faire pression sur les candidats.


Candidats pro-nucléaires : af...fichons-leur la honte !
Si nous faisions dire à nos chers candidats ce qu’ils n’expriment pas toujours sur le nucléaire, que diraient-ils ? Nous vous avons concocté une palette de slogans à coller sur vos candidats pro-nucléaires favoris. Téléchargez et imprimez une sélection de messages !
Organisez des opérations de tractage massif lors du Chernobyl Day, lors des meetings électoraux… Commandez vite des tracts gratuits reprenant l’ensemble de nos revendications pour la sortie du nucléaire.
Organisez des actions lors des meetings et rassemblements politiques ! N’hésitez pas à commander des banderoles, drapeaux et autocollants.
Dans l'entre-deux tours, entre le 26 et le 29 avril, participez à l'opération Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça !




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Notre communiqué de presse








Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 937 associations et de 56 000 personnes agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

Communiqué de presse du 6 avril 2012

Grave incident à Penly : des affirmations lénifiantes d'EDF et de l'ASN

Jeudi 5 avril, deux départs de feu ont eu lieu sur une pompe du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).

Les dommages causés par l'incident ont endommagé l'étanchéité du circuit primaire et provoqué une fuite d'eau radioactive. Il a donc fallu injecter du liquide de refroidissement pour compenser la fuite. Le réacteur est en cours de mise à l'arrêt à froid, sans qu'il soit possible de déterminer si l'arrêt d'urgence engagé est dû à l'incendie ou à la fuite.

EDF a d'abord évoqué un dégagement de fumée sans feu, tandis que pour l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), le départ d'incendie est lié à "deux petites flaques d'huile" ; cette propension systématique à minimiser les défaillances ne laisse pas d'inquiéter.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", les affirmations lénifiantes d'EDF et de l'ASN visent une fois de plus à dissimuler aux Français les défauts de sûreté préoccupants et récurrents du parc nucléaire hexagonal.

Une fuite du circuit primaire représente une défaillance extrêmement grave, à double titre.

Tout d'abord, parce que c'est ce circuit qui est censé assurer le refroidissement constant du réacteur, faute de quoi celui-ci pourrait s'emballer. Or cette défaillance d'une des pompes du circuit primaire conduit à une perturbation du refroidissement dont les conséquences pourraient être graves : dans ces conditions il pourrait en effet se produire un déséquilibre brutal de la réaction en chaîne au sein des différentes parties du cœur, pouvant entraîner une dégradation de sa structure.

Par ailleurs, une fuite de liquide du circuit primaire, chargé en radionucléides provenant de l'usure des éléments de combustible, représente une menace potentielle pour l'environnement, ainsi que pour les travailleurs de la centrale et les pompiers amenés à intervenir sur ce réacteur.

La série noire continue

Le jour même, un des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux a subi un arrêt d'urgence, concomitant à un "léger dégagement de fumée". Quelques semaines auparavant, c'était la centrale de Cattenom qui cumulait les arrêts, pour des raisons inconnues.

Alors même que l'ensemble des centrales est censé avoir passé, selon EDF, l'épreuve des "stress tests" avec succès et avoir reçu le blanc-seing de l'ASN, cet incident apporte une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que la sûreté du parc nucléaire français est défaillante, en dépit des affirmations de l'industrie et du gouvernement.

Ce grave incident survient sur un réacteur qui a été mis en service en 1992 et qui n'en est donc qu'au deux tiers de sa vie programmée à la conception (30 ans) : ceci renforce notre détermination à exiger une sortie en urgence du nucléaire.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est indispensable que toute la lumière soit faite sur ces graves incidents, ainsi que sur l'exposition des travailleurs et des pompiers à la radioactivité.

À quelques semaines des élections présidentielles, ce nouvel incident devrait, en toute logique, mener les candidats partisans du nucléaire à enfin ouvrir les yeux et revoir leur position. Mais en sont-ils capables ?

=> Voir également notre analyse complémentaire sur le site : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Incident-a-la-centrale-nucleaire




Laura Hameaux
Coordinatrice nationale des groupes et actions
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Re: Incident grave à Penly

Message  Admin le Ven 6 Avr - 18:48

Stand d'information et tractage

Samedi 7 avril à 09h30 - Dieppe

Suite aux "incidents" sur le réacteur N°2 de Penly

Les anti-NUC / pro ENR dieppois feront un stand d'information et tractages lors du marché.

Samedi 7 avril à partir de 9h30

Rendez-vous : place du Puits Salée à DIEPPE

Le collectif STOP EPR NI A PENLY NI AILLEURS vous invitent à les soutenir

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Re: Incident grave à Penly

Message  Admin le Mer 18 Avr - 22:07

Source : Les inrocks

http://www.lesinrocks.com/2012/04/18/actualite/apres-laccident-de-penly-transparence-minimale-autour-du-nucleaire-en-seine-maritime-11250496/

Après l’accident de Penly, transparence minimale autour du nucléaire en Seine-Maritime



18/04/2012 | 12h00






La centrale nucléaire de Paluel -REUTERS/Pascal Rossignol


Une instance dédiée à la transparence sur les activités nucléaire… interdite à la population et aux journalistes ? Ça se passe ce mercredi 18 avril à Saint-Martin-en-Campagne en Seine-Maritime (76). La réunion de la CLIN de Paluel et Penly se tient cet après-midi. Au menu, du lourd : les études complémentaires de sûreté commandées après la catastrophe de Fukushima et surtout le dernier accident survenu à l’intérieur du réacteur n°2 à Penly.





En Seine-Maritime, département nucléarisé à très haute dose, la transparence autour de l’atome reste une chimère. Aujourd’hui, sous l’égide du conseil général, la CLIN fonctionne en sous régime. « Ce n’est qu’une chambre d’enregistrement des communications de l’ASN et de l’exploitant EDF », estime Yves Blondel, de l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans le Nord Ouest (ACRO).

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« Il est très difficile de se faire communiquer des informations, tout est verrouillé », poursuit Alain Corréa, militant historique de la cause anti-atome.
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Après de multiples relances, le collectif Stop EPR, ni à Penly ni ailleurs dont il fait partie a obtenu son droit de cité à l’intérieur de la CLIN. Et son fonctionnement laisse songeur. Pas de site internet, aucun document mis à disposition, réunion tenue à huis clos… En théorie, l’instance devrait incarner la transparence de l’information en matière nucléaire. « Nous préférons organiser des réunions sans public », explique Agnès Thiou, chargée de mission pour la CLIN (Commission Locale d’Information sur le Nucléaire) au conseil général. « Ce n’est pas comme une assemblée d’élus », justifie à son tour Didier Marie, le président PS du conseil général. « J’ai élargi la représentation à l’intérieur de la CLIN en l’ouvrant à des associations hostiles à l’atome », rappelle l’élu pour attester de ses velléités démocratiques.

Pas question pour autant de faire de vague. La semaine dernière, les militants locaux de Sortir du nucléaire se sont vus rappeler à l’ordre : ils avaient osé publier sur leur site le lieu et le numéro de téléphone du secrétariat de la CLIN. Les militants se sont également offerts des encarts publicitaires dans les journaux locaux pour annoncer la tenue de la réunion.
En Seine-Maritime, le nucléaire reste un sujet sensible. En temps normal, six réacteurs fonctionnent sur les côtes normandes. Au total, la Seine-Maritime produit près de 10% de l’électricité nucléaire française. Plusieurs dizaines de millions d’euros tombent chaque année dans les poches de certaines collectivités publiques.

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« Les élus normands ne voient que les emplois et l’activité économique autour de la filière nucléaire », regrette Yves Blondel de l’ACRO.
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Suffisant pour expliquer un fonctionnement a minima de la CLIN ? Pas sûr. En Nord Cotentin, territoire encore plus nucléarisé, les CLIN sont ouvertes au public et elles tournent à plein régime. « Cela fonctionne bien mieux, rapporte Yves Blondel de l’ACRO. Là bas, elles jouent pleinement leur mission de contre expertise. Elles commandent des études indépendantes pour comparer les données aux résultats annoncés par l’exploitant. » Pour le moment, rien de tout cela à Penly et Paluel.
Lors du dernier incident à Penly, Yves Blondel a proposé à la CLIN de s’associer à la campagne de prélèvements réalisés par son association.

« J’attends encore la réponse de Serge Boulanger », regrette-t-il. Malgré nos sollicitations, le président de la CLIN n’a pas non plus donné suite à nos demandes d’entretien. « Toutes les CLIN n’en sont pas au même stade de développement… », justifie Agnès Thiou. Le site internet devrait être mis en ligne à l’été. « Ils en parlent depuis deux ans », rappellent les militants du collectif Stop EPR, ni à Penly ni ailleurs.

La communication externe reste pour le moment minimaliste. Seule une lettre est adressée deux à trois fois par an aux habitants à proximité des sites nucléaires. « Les associatifs n’ont pas le droit de s’y exprimer », rapporte Yves Blondel de l’ACRO. Didier Marie, le président du conseil général, annonce des évolutions prochaines, rappelant que le récent incident de Penly amène « à renforcer encore la transparence de l’information ». Ce matin même – coïncidence ? – la CLIN publie un communiqué de presse demandant une meilleure information à EDF et l’ASN. « Aujourd’hui, c’est une coquille vide qui sert de paravent aux élus », assène de son côté Guillaume Blavette porte-parole du collectif Stop EPR. La réunion d’aujourd’hui promet d’être animée. Enfin un véritable débat ?






Source : Paris Normandie

http://www.paris-normandie.fr/article/penly/nucleaire-accident-ou-incident-a-penly


Nucléaire : "accident" ou "incident" à Penly ?



Publié le mercredi 18 avril 2012 à 12H33



La centrale nucléaire de Penly, le 6 avril 2012, en Seine-Maritime


La commission locale d'information auprès des centrales nucléaires de Paluel et de Penly en Seine-Maritime (CLIN) a demandé mercredi "une meilleure information" sur l'incident qui s'est produit le 5 avril à la centrale de Penly. "Il est demandé que la CLIN puisse être destinataire de toutes les conclusions mais aussi de tous les rapports ou documents échangés et formalisés sur ce sujet de la part d'EDF et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)", a indiqué dans un communiqué cet organisme.



Un "flou" dans "le retour d'information vers le grand public"

Cette commission qui estime qu'un "flou" persiste dans "le retour d'information vers le grand public" a ajouté qu'elle restera "extrêmement attentive aux suites de cet événement et notamment dans l'analyse des causes du départ d'incendie". La CLIN qui devait tenir son assemblée générale mercredi après-midi est composée de représentants d'EDF, d'élus et d'associations comme le Collectif Stop à l'EPR, ni à Penly ni ailleurs, et est présidée par le conseiller général socialiste Serge Boulanger. Le réacteur numéro 2 de cette centrale s'est arrêté automatiquement le 5 avril lors de l'incendie de deux flaques d'huile, précédant une fuite d'eau sur un joint d'une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire.

Selon EDF, ce réacteur restera à l'arrêt tant que les expertises n'auront pas déterminé l'origine de cet incident classé provisoirement au niveau 1 sur l'échelle Ines de mesure des événements nucléaires et tant que l'ASN n'aura pas validé les propositions de l'exploitant pour le redémarrage.




Le réseau Sortir du nucléaire s'est quant à lui procuré des documents internes à EDF ainsi qu’une synthèse de l’accident de Penly qui attestent selon eux de "la minimisation des faits et de la situation par EDF et l’ASN" : "nous avons beaucoup entendu parler d'un simple "départ de feu", quand tous les pompiers vous parleront alors d’un incendie d’hydrocarbure lorsqu’une importante quantité d’huile brûle depuis au moins une heure", raille la fédération d'associations. Certaines contradictions sont aussi soulevées: "Selon l’ASN, la situation "n’a pas nécessité le déclenchement du plan d’urgence", mais celle-ci "devait être suffisamment critique pour que l’ASN "mobilise ses équipes dans son centre d’urgence", ajoutant "cette organisation ressemble fortement à un plan d’urgence interne, sans que cela ait été officiellement avoué dans les communiqués successifs".

Un "accident" qualifié "d'incident" ?

Les évenements comme la "perte de réfrigérant primaire" ou les "fuites aux joints de pompes primaires" sont répertoriés dans le rapport de sûreté des réacteurs du type de ceux de Penly dans un chapitre qui traite des "accidents de fréquence très faible", or EDF a parlé uniquement d’incidents.

Et puis il y a cette fuite d’eau radioactive du circuit primaire, qui a atteint au minimum "2,3 mètres cube par heure" (ou 2300 l/h) selon l’AFP. Lors d’un incident similaire en 2008 à Penly, voici ce qu’EDF écrivait : "l’élévation du débit de fuite du joint N°1 de la pompe primaire au-dessus du seuil de 2300 l/h est traitée dans l’enveloppe des APRP" (accident de perte de réfrigérant primaire, dans le jargon maison). "Compte-tenu du débit de fuite atteint on peut donc parler d’un accident, pour "l’incident" du 5 avril 2012", en conclut la fédération d'associations, qui ajoute : "accident, un mot interdit au royaume de l’atome".


Plus d'informations dans nos éditions de demain. Donnez votre avis sur notre forum.


Simulation grandeur nature en cas d'accident nucléaire de la centrale de Penly organisé par la préfecture de Seine-maritime en septembre 2010 (BFM).








Source : Le Nouvel Obs

tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120418.REU4384/l-accident-de-penly-a-ete-minimise-selon-les-antinucleaires.html
L'accident de Penly a été minimisé, selon les antinucléaires


Créé le 18-04-2012 à 20h01 - Mis à jour à 20h01


SAINT-MARTIN-EN-CAMPAGNE, Seine-Maritime (Reuters) - &shy; Des collectifs antinucléaires normands dénoncent la présentation par EDF de l'incendie ainsi que des fuites d'huile et d'eau qui se sont produits les 5 et 6 avril dans un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).






Porte-parole du collectif "STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs", Alain Correa estime que de 500 à 1.000 litres d'huile ont aspergé le local où se trouve le circuit primaire d'un réacteur et que "son coeur ne pouvait plus être refroidi qu'à 75%".

"On est dans un gros problème technique qui va au-delà du classement 1 sur l'échelle INES", a-t-il dit mercredi lors d'une conférence de presse.

Depuis ces incidents sur un réacteur de la centrale nucléaire d'EDF, le réacteur est maintenu à l'arrêt dans l'attente d'une expertise, a indiqué l'Agence de sûreté nucléaire (ASN). Ils n'ont eu aucune conséquence sur l'environnement, ont assuré EDF et l'ASN.

Mais selon Alain Correa, il faut ajouter aux fuites d'huile et d'eau, les dégagements d'effluents gazeux qui n'ont fait l'objet d'aucune communication de l'exploitant de la centrale.

"EDF affirme que les effluents liquides ont été collectés, mais ne parle pas des effluents gazeux", assure-t-il.

En outre, les militants antinucléaires s'interrogent sur le sort des "29 personnes qui sont intervenues, munies d'un simple ARI", masque qui ne filtre pas les particules radioactives".

Selon Alain Correa, l'arrêt d'un réacteur coûte à EDF un million d'euros par jour et "le réacteur est arrêté, a priori, pour un bon moment".

Un scientifique de l'ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest), Yves Blondel, a précisé qu'aucun radioélément pouvant provenir de la centrale (iode 134, césium ou cobalt) n'avait été détecté après l'analyse de prélèvements effectués à deux kilomètres de la centrale.

Il souligne cependant que la gendarmerie a empêché les chercheurs de s'approcher sur la voie publique menant à la centrale pour effectuer des mesures.

Pour Charlotte Mijeon, du collectif d'associations "Sortir du nucléaire", la longue liste d'incidents qui se produisent dans les centrales nucléaires françaises témoigne de leur vieillissement et de la facture qui s'ensuivra.

"Il y aura un arbitrage entre les coûts et la sûreté", ajoute-t-elle, alors qu'aujourd'hui, selon elle, Une douzaine de réacteurs sur 58 sont indisponibles dans le parc nucléaire français pour des opérations de maintenance ou de remplacement de combustibles usés.

Marc Parrad, édité par Gilles Trequesser




Source : le point avec Reuters

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/l-accident-de-penly-a-ete-minimise-selon-les-antinucleaires-18-04-2012-1452905_240.php









L'accident de Penly a été minimisé, selon les antinucléaires


Publié le 18/04/2012 à 19:56


SAINT-MARTIN-EN-CAMPAGNE, Seine-Maritime (Reuters) - &shy; Des collectifs antinucléaires normands dénoncent la présentation par EDF de l'incendie ainsi que des fuites d'huile et d'eau qui se sont produits les 5 et 6 avril dans un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).

Porte-parole du collectif "STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs", Alain Correa estime que de 500 à 1.000 litres d'huile ont aspergé le local où se trouve le circuit primaire d'un réacteur et que "son coeur ne pouvait plus être refroidi qu'à 75%".

"On est dans un gros problème technique qui va au-delà du classement 1 sur l'échelle INES", a-t-il dit mercredi lors d'une conférence de presse.

Depuis ces incidents sur un réacteur de la centrale nucléaire d'EDF, le réacteur est maintenu à l'arrêt dans l'attente d'une expertise, a indiqué l'Agence de sûreté nucléaire (ASN). Ils n'ont eu aucune conséquence sur l'environnement, ont assuré EDF et l'ASN.

Mais selon Alain Correa, il faut ajouter aux fuites d'huile et d'eau, les dégagements d'effluents gazeux qui n'ont fait l'objet d'aucune communication de l'exploitant de la centrale.

"EDF affirme que les effluents liquides ont été collectés, mais ne parle pas des effluents gazeux", assure-t-il.

En outre, les militants antinucléaires s'interrogent sur le sort des "29 personnes qui sont intervenues, munies d'un simple ARI", masque qui ne filtre pas les particules radioactives".

Selon Alain Correa, l'arrêt d'un réacteur coûte à EDF un million d'euros par jour et "le réacteur est arrêté, a priori, pour un bon moment".

Un scientifique de l'ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest), Yves Blondel, a précisé qu'aucun radioélément pouvant provenir de la centrale (iode 134, césium ou cobalt) n'avait été détecté après l'analyse de prélèvements effectués à deux kilomètres de la centrale.

Il souligne cependant que la gendarmerie a empêché les chercheurs de s'approcher sur la voie publique menant à la centrale pour effectuer des mesures.

Pour Charlotte Mijeon, du collectif d'associations "Sortir du nucléaire", la longue liste d'incidents qui se produisent dans les centrales nucléaires françaises témoigne de leur vieillissement et de la facture qui s'ensuivra.

"Il y aura un arbitrage entre les coûts et la sûreté", ajoute-t-elle, alors qu'aujourd'hui, selon elle, Une douzaine de réacteurs sur 58 sont indisponibles dans le parc nucléaire français pour des opérations de maintenance ou de remplacement de combustibles usés.

Marc Parrad, édité par Gilles Trequesser







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